Traduire et/est rencontrer. Penser la traduction dans le monde postcolonial des Amériques

Cet article met en rapport la traduction, l´émigration, et les communautés, à partir de l´expérience de la poétesse palestinienne Fadwa Tûquân, pour aboutir aux pratiques culturelles sud-américaines, particulièrement l´italienne au Brésil. L´auteur propose de repenser la littérature postcoloniale da...

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Autor principal: D’Angelo, Biagio
Formato: Artículo revista
Lenguaje:Español
Publicado: Centro de Investigaciones de la Facultad de Lenguas (CIFAL), Facultad de Lenguas, Universidad Nacional de Córdoba. Avenida Enrique Barros s/n, Ciudad Universitaria. Córdoba, Argentina. Correo electrónico: revistacylc@lenguas.unc.edu.ar 2015
Acceso en línea:https://revistas.unc.edu.ar/index.php/CultyLit/article/view/13195
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Sumario:Cet article met en rapport la traduction, l´émigration, et les communautés, à partir de l´expérience de la poétesse palestinienne Fadwa Tûquân, pour aboutir aux pratiques culturelles sud-américaines, particulièrement l´italienne au Brésil. L´auteur propose de repenser la littérature postcoloniale dans un nouveau cadre, fondé sur les paramètres de l´isolement et l´émigration. En tenant compte des divers concepts, celui de "créolisation", d´Édouard Glissant, de "communauté" et "continuité" de Tania Franco Carvalhal, et la définition de "communauté culturelle de Said", entre autres auteurs, la traduction a aujourd´hui une fonction de réflexion et de mémoire. Les pôles entre lesquels oscillent les propositions littéraires et culturelles de  ´émigration sont la traduction et la mémoire, car émigrer comme traduire est un déplacement de l´observation, la distance conduit à une interrogation sur l ´identité et  ´altérité, il faut donc remettre en question un système culturel ancré dans une lecture monolithique et nationaliste. Ce travail situe la traduction comme pratique de l´émigration, comme un système "ternaire" et "plurivocal", dans un procès culturel suscité par le discours postcolonial qui rend difficile l´acceptation du dialogue traductif comme "compréhension" ou "interprétation". L´analyse de différentes positions comparatistes (Octavio Paz, Haroldo de Campos, Susan Bassnett, Claudio Guillén…) et sur la traduction (Borges, Emily Apter, Douglas Robinson, Yves Bonnefoy, entre autres), mène à la considération de la traduction comme une action subversive qui prétend dialoguer, débattre, et comprendre le monde et l´Histoire, sans la prétention de trouver de solutions. La traduction comme pratique de l´émigration trouve chez Juó Bananère au Brésil, un exemple sans précédents de vraie traduction, de "créolisation", dans un monde aux frontières culturelles en mouvement, où la traduction devient un geste politique, textuel, linguistique et éthique.